Couverture Livre de Raison 2018 WP

AVANT-PROPOS

Du XIVe au XXe siècle, plusieurs auteurs se sont succédé pour écrire ou compléter le Livre de raison de la famille Séjournet. Joachim Séjournet (1452-1527) fut le premier à s’y atteler. Il transmit ainsi des renseignements de tout premier ordre sur la vie quotidienne de son époque et sauvegarda les événements qui tissèrent l’histoire de la lignée de son arrière-grand-père Jehan I (†1414). Sa plume fut reprise par d’autres Séjournet, assurant le relais indispensable afin que cette nomenclature de générations successives puisse traverser les différents siècles.

Au XXe siècle, quatre personnes jouèrent un rôle important dans la transmission de l’histoire familiale. Léo Verriest, archiviste de la Ville d’Ath, étudia le manuscrit et publia en 1943 une étude intitulée Un ‘Livre de raison’ des SEJOURNET, notable lignée féodale du Pays d’Ath, laquelle parut dans les Annales du Cercle archéologique du canton de Soignies, tome IX.

Le chevalier Edouard Parthon de Von, époux d’Yvonne de Séjournet de Rameignies, eut connaissance des archives que possédait la famille Séjournet et, en accord avec celle-ci, les déposa aux archives d’Ath. Elles contiennent entre autres documents précieux, de nombreux chirographes munis de sceaux d’hommes de fiefs, des documents émanant des Souverains des Pays-Bas, des Rois de France, de notaires impériaux, etc. Le chevalier Parthon de Von en tira un essai généalogique. Quant au chevalier Walther Ruzette, dont la famille est alliée aux Séjournet, il examina de nombreux chirographes, les comptes du châtelain d’Ath, ceux des massards d’Ath, les actes des hommes de fiefs, les archives des hôpitaux de Liessies et de la Madeleine, les comptes de la Mairie d’Ath, de l’église Saint-Martin, etc. et effectua un travail important de classement, constituant les Fonds Ruzette et Séjournet.

Fort des travaux de ses prédécesseurs, mon grand-oncle le baron Edgard Forgeur, ancien Président de la Société des Bibliophiles Liégeois, publia en 1976 la Généalogie de la Famille de Séjournet de Rameignies.

Ensemble, ils donnèrent aux générations actuelles le droit au passé, permettant aux Séjournet de se situer à la 61e place des plus anciennes familles de Belgique.

En 1985, au moment où mon noyau familial fut constitué, je pris conscience de l’importance du ‘livre de famille’ : il est le trait d’union, le maillon fort entre les générations. Depuis, j’entrepris des recherches à l’Office Généalogique et héraldique de Belgique, en bibliothèque, sur la Toile ou auprès des familles alliées.

Aujourd’hui, je suis ravi de pouvoir compléter le Livre de raison des Séjournet en tant que nouveau co-auteur et d’y apporter un éclairage sur les familles alliées, donnant à l’ascendance maternelle toutes ses lettres de noblesse.

Ainsi, l’histoire des Séjournet, déclinée de génération en génération, constitue-t-elle un élément incontournable du patrimoine familial.

Eric de Séjournet de Rameignies

Plan

Avant-propos

TOME 1 | DE 1384 À NOS JOURS

Les générations Séjournet

Branche aînée

Branche cadette

TOME 2 | FONDS DOCUMENTAIRE

Fiefs, seigneuries, châteaux

Patrimoine

TOME 3 | DESCENDANCE FÉMININE

TOME 4 | ANCÊTRECLOPÉDIE

Symboles et abréviations

Lexique

Bibliographie

Plan

TOME 1 | DE 1384 À NOS JOURS

survol de l’histoire des Séjournet

1600 Mainvault LR (Albums Charles de Croÿ)La lignée connue des Séjournet débuta en 1384 par Jehan Séjournet (I), dit ‘l’aisné’, quand celui-ci s’adressa à la juridiction d’Ath pour obtenir paiement de créances. Echevin d’Ath, lieutenant du châtelain d’Ath, il fut seigneur de Bétissart à Ormeignies en 1394. Il fit don du terrain sur lequel fut édifiée à partir de 1394 l’église Saint-Julien à Ath. Il entre dans l’histoire juridique médiévale en accordant le 15 novembre 1411 la Charte-loi de Bétissart.

Au fil du temps, sa descendance occupa des fonctions seigneuriales, de robe et d’épée : seigneur de Bétissart, de Cantaraine, échevin ou mayeur d’Ath, échevin du Vieux Ath et de Brantignies, doyen de la draperie d’Ath, prêtre, notaire apostolique, escuier.

Ainsi retrouve-t-on Jehan Séjournet (II), qualifié d’honorable homme et seigneur de Bétissart, échevin d’Ath en 1422, mambour de la chapelle et de l’hôpital Saint-Jacques en 1426, lieutenant mayeur de sa seigneurie de Cantaraine à Mainvault en 1432.

Jacques Séjournet (III), ‘escuier’ et seigneur de Bétissart, fut inscrit en 1437 comme étudiant à l’Université de Louvain. Il eut seize enfants dont cinq seulement atteignirent l’âge adulte.

16384 1483-1527 Sceau de Joachim Séjournet (IV) version antique.jpgJoachim Séjournet (IV) fut à son tour un personnage important, ayant résidence à la fois à Ath et à Bétissart. Seigneur de Bétissart (1483), possesseur de biens, tant censives que fiefs à Ath, Maffles, Blicquy, Wannaing, Quarouble et Beaufort, près de Valenciennes ; échevin d’Ath et du Vieux Ath et de Brantignies, Il est le premier auteur du ‘Livre de Raison’.

Les descendants de Joachim occupèrent au XVIe siècle les fonctions de : seigneur de Cantaraine et du Quesnoy, hommes de fiefs (à Roeth, Chasteler, Ommaing, Chasteler, Maffles, Blicquy), échevins et bourgmestre d’Ath, échevin de l’abbaye de Liessies ainsi que de Notre-Dame du Refuge, échevin d’Arbre, bailli de Ligne, mambour des biens des Communs pauvres, officier, marchand de drap en gros, religieux à l’abbaye de Liessies près d’Avesnes, abbé de Saint-Adrien à Grammont, chapelain de l’abbaye de la Cambre, abbé de l’abbaye de Cambron, doyen et chanoine de Namur, député aux Etats à Mons.

Son quatorzième enfant, François Séjournet (V) fut échevin puis, en 1571, bourgmestre d’Ath, échevin et mayeur de l’abbaye de Liessies, ainsi que de Notre-Dame du Refuge. Il fut homme de fief (Maffles, Quesnoy à Blicquy) et seigneur de Cantaraine.

… famille suspendue à un fil

A partir de la sixième génération, la pérennité des Séjournet ne tint plus qu’à un fil et ce, pendant 300 années ! En effet, à partir de la moitié du XVIe siècle, seul un fils par génération poursuivra la lignée.

Jacques Séjournet (VI), homme de fief du Hainaut, seigneur de Cantaraine et du Quesnoit, bailli de Manage au Bois, échevin puis second bourgmestre d’Ath, mayeur de l’abbaye de Liessies n’eut qu’un fils Henri.

Henri Séjournet (VII) fut escuier, seigneur de Cantaraine et du Quesnoit, homme de fiefs du Comté de Hainaut et de la Cour de Mons (1603). Bailli de Manage au Bois, receveur de la principauté de Ligne, échevin et bourgmestre d’Ath. Son seul fils survivant fut Jacques.

Qualifié écuyer, Jacques Séjournet (VIII) fut seigneur de Cantaraine et du Quesnoit, bailli de Manage au Bois et de Verdin, bailli d’Aimeries et d’Hembise, bailli de la terre et seigneurie de Dameries à Grandmetz. A son tour, Jacques eut un fils aîné, qui deviendra prêtre, suivi de 7 filles et un neuvième et dernier enfant, Jacques.

Jacques Séjournet (IX), seigneur du Quesnoit, puis de Cantaraine, eut 10 enfants, dont 3 fils. Le premier décéda sans alliance, le deuxième Louis-Philippe poursuivit la lignée, tandis que le troisième fut prêtre à la Trinité.

Qualifié écuyer, Louis-Philippe Séjournet (X), seigneur de Cantaraine et du Quesnoit eut 6 enfants dont 5 fils … Malgré ce revirement, seul son fils aîné Alexandre se maria.

Blason LR 1822 de Séjournet de Rameignies.pngAlexandre Séjournet (XI) obtint en 1816 reconnaissance de noblesse avec octroi de la particule et le prédicat de ‘Jonkheer et très noble’, sous le nom de : de Séjournet de Rameignies. C’est lui également qui, en 1822, obtint du roi Guillaume Ier des Pays-Bas concession du titre de baron, transmissible par ordre de primogéniture masculine. Il eut … deux fils. Il appela l’aîné Victor (!) et le second Alexandre. Le rameau d’Alexandre s’éteignit en 1925.

Bourgmestre de Rameignies, Victor de Séjournet de Rameignies (XII) hérita du titre de baron de son père en 1838 et posséda les châteaux de Rameignies et de Crèvecoeur. Il eut six enfants, dont 5 filles.

Nolens volens, c’est donc sur les épaules de son fils unique Albert de Séjournet de Rameignies (XIII) que reposa l’avenir de la famille. Bourgmestre et châtelain de Rameignies, baron en 1881, il sera enfin l’auteur de quatre nouvelles branches qui permettront à la famille d’atteindre le XXIe siècle.

Vous l’aurez remarqué … le fil d’Ariane qui vous a guidés à travers l’évolution sociale et démographique des Séjournet, ne comprend aucun nom de famille alliée. J’ai volontairement mis l’accent sur les ‘transmetteurs’ du nom, ceci afin de ne pas alourdir le récit.

Le troisième et quatrième tome de ce Livre de raison des Séjournet sont essentiellement consacrés à la descendance et ascendance féminine. Ce travail est dédié à toutes les mères et grands-mères qui, avec courage et dévouement, ont porté la famille à bout de bras.

 

BRANCHE AÎNÉE

I Jehan Séjournet x Marghe de le Rosière

II Jehan Séjournet x Marguerite Parti

III Jacques Séjournet x Isabiel Saumon

IV Joachim Séjournet x Jenne de Montigny

V François Séjournet x Marguerite Ghodin

VI Jacques Séjournet x Isabeau Sallet

VII Henri Séjournet x Jeanne de le Vielleuze

VIII Jacques Séjournet x Anne Maroquin

IX Jacques Séjournet x Elisabeth Ponthieu

X Louis-Philippe Séjournet x Marie-Anne de la Catoire

XI Alexandre de Séjournet de Rameignies (baron 1822) xx Colette de Roisin

XII Victor de Séjournet de Rameignies (baron 1838) x Eléonore de Saint-Loup

XIII Albert de Séjournet de Rameignies (baron 1881) x Elisabeth Behaghel xx Valérie van Tieghem de Ten Berghe

Du premier lit

XIV Fernand de Séjournet de Rameignies (baron 1903), auteur du premier rameau x Gabrielle de Schietere de Lophem

XV Albert de Séjournet de Rameignies (baron 1931) x Johanna Sebus

XV Gustave de Séjournet de Rameignies, éc. x Marguerite van den Hove d’Ertsenryck

XV Raymond de Séjournet de Rameignies, éc. x Eugénie Billiet

XV Isabelle de Séjournet de Rameignies x Henry de Vion, vicomte de Gaillon

XIV bis Amédée de Séjournet de Rameignies (jonkheer), auteur du second rameau x Lucie Fontaine de Ghélin

XV Yvonne de Séjournet de Rameignies x Edouard Parthon de Von (chevalier)

XV André de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Hélène Forgeur (baronne)

XVI Adrien de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Anne van de KERCHOVE

XVII Eric de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Bernadette de Wilde d’Estmael

XVIII Cédric de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Caroline De Temmerman

XIX Lucie de Séjournet de Rameignies

XIX Théa de Séjournet de Rameignies

XVIII Laetitia de Séjournet de Rameignies x (mar.dis.) Rodolphe De Vuyst (dont Chloé, Isaline, Camille et Alexandre)

XVIII Corentin de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Diane Querton

XIX Argan de Séjournet de Rameignies (jonkheer)

XVII Christian de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Dominique Biemans

XVII bis Etienne de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Annick de Wilde d’Estmael

XVIII Gaëlle de Séjournet de Rameignies x Thierry Goossens (dont Julie et Thibault)

XVIII Marine de Séjournet de Rameignies x Günther Vansteenweghen (dont Rose, Arthur et Alexine)

XVIII Brieuc de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Loes Vandenbussche

XVII ter Thierry de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Anne Coppieters ‘t Wallant (jonkvrouw)

XVIII Philippe de Séjournet de Rameignies (jonkheer)

XVIII Amaury de Séjournet de Rameignies (jonkheer)

XVIII Nicolas de Séjournet de Rameignies (jonkheer)

XVIII Michaël de Séjournet de Rameignies (jonkheer)

XVI Anne-Marie de Séjournet de Rameignies x Alain Terpougoff (dont Isabelle et Christian) 

XIV ter Léon de Séjournet de Rameignies, éc., auteur du troisième rameau x Germaine Le Grand

XV Christian de Séjournet de Rameignies, éc. x Isabelle de Breyne

XVI Jean de Séjournet de Rameignies, éc. x Chantal de Wasseige

XVII Isabelle de Séjournet de Rameignies x (mar.dis.) Eric de Renusson d’Hauteville (comte)

XVII Antoine de Séjournet de Rameignies, éc. x Donatienne van Wassenhove

XVIII Jehan de Séjournet de Rameignies, éc.

XVIII Alice de Séjournet de Rameignies

XVIII Léon de Séjournet de Rameignies, éc.

XVII Marie-Douce de Séjournet de Rameignies x (mar. dis.) Roland de Ghellinck Vaernewyck (chevalier) (dont Hortense, Emérence et Garance), xx Jean-Luc Moureaux

XVI bis Pierre de Séjournet de Rameignies, éc. x Elizabeth Drucka-Lubecka (princesse)

XVII Marie-Elizabeth de Séjournet de Rameignies x Franz van Rijckevorsel (jonkheer)(dont Cécile, Jean et Thérèse)

XVII Anne de Séjournet de Rameignies x Guy de Borchgrave (baron)(dont Yolande, Louise et Eugénie)

XVII Dorothée de Séjournet de Rameignies

XVII Gabrielle de Séjournet de Rameignies

XV Jacqueline de Séjournet de Rameignies x Joseph Dunoyer de Ségonzac

XIV Marguerite de Séjournet de Rameignies x Fernand de Maere (baron 1906)

Du second lit

XIV Blanche de Séjournet de Rameignies x Raoul van Hoobrouck de ten Hulle, éc.

XIV quater Raoul de Séjournet de Rameignies, éc., auteur du quatrième rameau (éteint en 2000) x Marguerite Kervyn d’Oud Mooreghem

XV Marie-Antoinette Séjournet de Rameignies

XV Suzanne de Séjournet de Rameignies x Charles Descantons de Montblanc, baron d’Ingelmunster (comte)

XV Jacques de Séjournet de Rameignies, éc. x Raymonde Mulebecq

XV Françoise de Séjournet de Rameignies x Pierre della Faille de Leverghem, éc.

XV Baudouin de Séjournet de Rameignies, éc. x Henriette Schütz

PREMIER RAMEAU

XIV Fernand de Séjournet de Rameignies (baron 1903), auteur du premier rameau x Gabrielle de Schietere de Lophem

XV Albert de Séjournet de Rameignies (baron 1931) x Johanna Sebus

XV Gustave de Séjournet de Rameignies, éc. x Marguerite van den Hove d’Ertsenryck

XV Raymond de Séjournet de Rameignies, éc. x Eugénie Billiet

XV Isabelle de Séjournet de Rameignies x Henry de Vion, vicomte de Gaillon

SECOND RAMEAU

XIV bis Amédée de Séjournet de Rameignies (jonkheer), auteur du second rameau x Lucie Fontaine de Ghélin

XV Yvonne de Séjournet de Rameignies x Edouard Parthon de Von (chevalier)

XV André de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Hélène Forgeur (baronne)

XVI Adrien de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Anne van de KERCHOVE

XVII Eric de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Bernadette de Wilde d’Estmael

XVIII Cédric de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Caroline De Temmerman

XIX Lucie de Séjournet de Rameignies

XIX Théa de Séjournet de Rameignies

XVIII Laetitia de Séjournet de Rameignies x (mar.dis.) Rodolphe De Vuyst (dont Chloé, Isaline, Camille et Alexandre)

XVIII Corentin de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Diane Querton

XIX Argan de Séjournet de Rameignies (jonkheer)

XVII Christian de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Dominique Biemans

XVII bis Etienne de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Annick de Wilde d’Estmael

XVIII Gaëlle de Séjournet de Rameignies x Thierry Goossens (dont Julie et Thibault)

XVIII Marine de Séjournet de Rameignies x Günther Vansteenweghen (dont Rose, Arthur et Alexine)

XVIII Brieuc de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Loes Vandenbussche

XVII ter Thierry de Séjournet de Rameignies (jonkheer) x Anne Coppieters ‘t Wallant (jonkvrouw)

XVIII Philippe de Séjournet de Rameignies (jonkheer)

XVIII Amaury de Séjournet de Rameignies (jonkheer)

XVIII Nicolas de Séjournet de Rameignies (jonkheer)

XVIII Michaël de Séjournet de Rameignies (jonkheer)

XVI Anne-Marie de Séjournet de Rameignies x Alain Terpougoff (dont Isabelle et Christian) 

TROISIÈME RAMEAU

XIV ter Léon de Séjournet de Rameignies, éc., auteur du troisième rameau x Germaine Le Grand

XV Christian de Séjournet de Rameignies, éc. x Isabelle de Breyne

XVI Jean de Séjournet de Rameignies, éc. x Chantal de Wasseige

XVII Isabelle de Séjournet de Rameignies x Eric de Renusson d’Hauteville (comte)

XVII Antoine de Séjournet de Rameignies, éc. x Donatienne van Wassenhove

XVIII Jehan de Séjournet de Rameignies, éc.

XVIII Alice de Séjournet de Rameignies

XVIII Léon de Séjournet de Rameignies, éc.

XVII Marie-Douce de Séjournet de Rameignies x Roland de Ghellinck Vaernewyck (chevalier)

XVI bis Pierre de Séjournet de Rameignies, éc. x Elizabeth Drucka-Lubecka (princesse)

XVII Marie-Elizabeth de Séjournet de Rameignies x Franz van Rijckevorsel (jonkheer)

XVII Anne de Séjournet de Rameignies x Guy de Borchgrave (baron)

XVII Dorothée de Séjournet de Rameignies

XVII Gabrielle de Séjournet de Rameignies

XV Jacqueline de Séjournet de Rameignies x Joseph Dunoyer de Ségonzac

QUATRIÈME RAMEAU

XIV quater | Raoul de Séjournet de Rameignies, éc., issu du second lit, auteur du quatrième rameau (éteint en 2000) x Marguerite Kervyn d’Oud Mooreghem

XV | Antoinette de Séjournet de Rameignies

XV | Suzanne de Séjournet de Rameignies x Charles Descantons de Montblanc, baron d’Ingelmunster (comte)

XV | Jacques de Séjournet de Rameignies, éc., x Raymonde Mulebecq

XV | Françoise de Séjournet de Rameignies x Pierre della Faille de Leverghem, éc.

XV | Baudouin de Séjournet de Rameignies, éc., x Henriette Schütz

BRANCHE CADETTE

Quatrième fils de Jehan I Séjournet et de Marghe de le Rosière, Arnou Séjournet est l’auteur de cette importante branche cadette de la famille Séjournet, qui traversa les XVe et XVIe siècles, jusqu’au milieu du XVIIe lorsque que le Livre de raison cessa de la mentionner.

Dans sa généalogie sur la famille Séjournet, le baron Edgard Forgeur [FOR1976] fait remarquer « que pour cette branche, le Livre de raison [SEJ1477/1731] ne donne pas les noms des parrains et marraines, que l’Annuaire de la Noblesse de Belgique [ANB1880] y consacra à peine deux lignes, et que Léo Verriest développa dans les Annales du Cerclé archéologique du canton de Soignies [VER1943] les notices concernant Arnou (II) et son fils Arnoulet (III), et que de nombreux renseignements proviennent du Fonds du chevalier Walther Ruzette [RUZ]».

II bis Arnou Séjournet, auteur de la branche cadette x Catherine Lasne

III Arnoulet Séjournet x Catherine de Ghislenghien

IV Jehan Séjournet x Arglentine Caulier

V Jehan Séjournet x Claudine de Thézin

VI Martin Séjournet x Françoise Rusette, dont Jeanne

TOME 2 | FONDS DOCUMENTAIRE

AVANT-PROPOS

Les archives et documents iconographiques forment le deuxième tome du ‘Livre de raison des Séjournet’. Ils proviennent des collections privées, de sources autorisées ou publiques.

Ce fonds est structuré autour de trois thèmes, dont les sujets sont présentés par ordre chronologique, du plus ancien au plus récent :

Les fiefs, seigneuries et châteaux
Le patrimoine


Eric de Séjournet de Rameignies

 

Plan du tome 2

 

Fiefs, seigneuries, châteaux

Bétissart à Ormeignies

Cantaraine à Mainvault

Le Quesnoy à Blicquy

Rameignies à Beloeil (ult.)

Ghyssegnies à Pipaix

Malmaison à Tourpes

Ter Schelde à Destelbergen

Patrimoine

La Charte-loi de Bétissart (1411)

« Des biensfais Jehan Séjourné »

« Extraict d’un vieu livre »

Les sceaux (1447-1617)

Meuble aux armes de Jacques Séjournet (1649/1661)

Diplôme de reconnaissance de noblesse (1816)

Blason (1816)

Diplôme de baron (1822)

Blason (1822)

Un « Livre de Raison » des SEJOURNET, notable lignée féodale du pays d’Ath (Léo Verriest, 1944)

Généalogie de la famille de Séjournet de Rameignies (Baron Edgard Forgeur, 1976) (ult.)

 

Bétissart à Ormeignies

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1608 | ‘Topographie et plan du Chasteau de Bettissart
avec partie du village, gardins, prets, pastures, fossés et terres labourables y adiacens’
[FOR1976]

Bétissart est un hameau du village d’Ormeignies près d’Ath. Au fond de la rue du Sart, se dresse un ensemble de bâtiments rappelant la splendeur de cette ancienne seigneurie.

Le nom de Bétissart [Wikipedia] apparaît en 1161 [LEC4]. Il signifie le sart (terrain boisé défriché pour la culture) de Bertin ou d’Albert. Les formes les plus anciennes sont Albertissarto (1161), Bétinsart (1235) ou Biétinsart (1385). C’est un essart de l’alleu de Chièvres.

À la fin du XIIIe siècle, la terre de Bétissart passa à la famille de Hauscy.

Selon Félix Hachez (HAC1895), Jehan Séjournet (1) devint seigneur de Bétissart à Ormeignies en 1394. Maurice Van Haudenard, historien à Ath, écrit que la « famille Séjournet, de Valenciennes » avait acquis la terre de Bétissart « en 1394, de Moriel d’Astices, époux de Jenne de Hauscy, fille d’Alexandre et d’Isabeau de Lalaing » [HAU1921].

Berceau des Séjournet durant quatre générations, Bétissart entra dans l’histoire juridique médiévale quand, le 15 novembre 1411, Jehan Séjournet (1) accorda la Charte-loi de Bétissart.

L’original de la Charte-loi de Bétissart du 15 novembre 1411 fut perdu lors de « l’incendie du Dépôt des Archives de l’Etat à Mons, le 16 mai 1940 », écrit Daniël Leclercq, professeur d’histoire à l’Institut Provincial d’Ath. Maurice Van Haudenard, historien, avait heureusement copié le registre, intitulé « Registre des seigneurs justiciers qui ont demandé de nouvelles loix au chef-lieu de Mons de 1396 à 1426 » [HAU1943]. On y trouvait notamment les « lois de chef-lieu » des seigneuries de Bétissart (fol. 36) et d’Ormeignies (fol. 65 v°).

« Les chartes-lois sont des sortes de contrats passés entre les populations rurales et leurs seigneurs. Elles sont en fait la mise par écrit des droits et obligations de chacune des parties en cause, l’entérinement des coutumes8. Ce texte essentiel dans la vie des hommes du Moyen âge réglait une série de situations extrêmement variées et souvent quotidiennes. Des articles traitent des querelles, plaintes, injures, témoignages. La protection de la propriété privée (champs, pâtures, bétail) ou publique était assurée notamment par des corvées pour remettre en état les chemins. La qualité du pain et de la viande était contrôlée. Les élections d’un garde-champêtre, d’un garde forestier, des percepteurs d’impôts (droit de terrage, droit de tonlieu) sont prévues. Les débits de boissons (vin, cervoise et autres breuvages) sont réglementes et taxés. On ne peut pas y jouer aux dés ni y tenir une maison de débauche. Les poids et mesures doivent être contrôlés à Mons où sont conduits en prison ceux qui injurient les échevins dans l’exercice de leur fonction (c’est le seul cas d’emprisonnement prévu par la charte-loi). Il est certain que ce genre de texte nous renseigne de façon plus ou moins précise sur le genre de vie de nos ancêtres, d’autant plus que les documents sont relativement rares à ce sujet », précise Daniël Leclercq.

La descendance de Jehan Séjournet (1) hérita Bétissart. Son fils Jehan (1.1), son petit-fils Jacques (1.1.4) et son arrière-petit-fils Joachim (1.1.4.6) en devinrent successivement le seigneur.


DATES CLEFS ET ÉV
ÉNEMENTS FAMILIAUX A BÉTISSART

27 janvier 1418 | Jean Séjournet (1.1.1) naît au château de Bétissart à Ormeignies († à l’âge de trois mois, inh. à Ormeignies).

septembre 1439 | Marguerite Parti, épouse de Jehan Séjournet (1.1), décède au château de Bétissart et est inhumée à Saint-Julien à Ath. 

19 mars 1445 | Elaine Séjournet (1.1.4.1), fille de Jacques, naît château de Bétissart

1er mai 1446 | Marguerite Séjournet (1.1.4.2) naît ‘en l’Hostel du dit Bettinsart’

27 novembre 1447 | Jean Séjournet (1.1.4.3) naît au château de Bétissart, bp à Ormeignies

26 mars 1449 | Jessé Séjournet (1.1.4.4) naît au château de Bétissart († à l’âge de quatre mois et gît devant Saint-Ursmer en l’église d’Ormeignies). 

7 septembre 1450 | Sebille Séjournet (1.1.4.5) naît au château de Bétissart, bp en l’église d’Ormeignies

8 octobre 1452 | Joachim Séjournet (1.1.4.6) naît à Bétissart, bp à Ormeignies

16 novembre 1453 | Isabeau Séjournet (1.1.4.7) naît au château de Bétissart (‘Elle vécut huit jours, et gist à Ormeignies, devant Saint-Ursmer’)

2 mai 1455 | Jacques Séjournet (1.1.4.8) naît au château de Bétissart († à la Saint-André en l’an 1457)

28 avril 1456 | Escuier Jacques Séjournet (1.1.4) est mentionné comme seigneur de Bétissart.

30 janvier 1483 et 29 janvier 1487 | Joachim Séjournet (1.1.4.6) est qualifié seigneur de Bétissart. Joachim Séjournet et Jenne de Montigny eurent seize enfants, tous nés à Ath, sauf les troisième, quatrième et cinquième, nés à « Bettinsart », tous cités dans le Livre de raison avec leur parrains et parraines.

octobre 1483 | Janet Séjournet (1.1.4.6.3) naît à Bétissart, bp en l’église Monsr Saint-Ursmer, à Ormeignies 

1484 | Jacques Séjournet (1.1.4.6.4) naît à Bétissart « le jour des âmes de 1484 », bp à Ormeignies († en juillet 1494, inh. à Ath)

5 avril 1487 | Fastré Séjournet (1.1.4.6.5) naît à Bétissart, le jour de « St Marcque » († en janvier 1498, inh. en « l’attre St Julien »)

1469 | Ormeignies compte 59 ‘feux’ [MAT1]

23 janvier 1502 | Etablissement du nouveau cartulaire des fiefs du Hainaut : Joachim Séjournet (1.1.4.6) donne le dénombrement de Bétissart, dont une copie existe à la Bibliothèque Royale, Manuscrit Goethals, n°318. Joachim y déclare tenir de Guillaume de Croy, chevalier, seigneur de Chièvres « Ung fief liege, nommé la terre et seigneurie de Bétissart, se comprendant en une maison, motte, édifice, grange, estable, bassecourt, encloze, de fosséz, en cens, en rentes d’argent, d’avoine, de chappons, en dépouilles … de bled, en terres ahanables, préz, bos, yauwes, pastures, gardin, en droits de terraiges courant sur plusieurs héritages en droit de meilleur catel, et en toutte justice et seigneurie haulte, moyenne et basse ». Bétissart comprenait en outre huit arrières-fiefs situés à Vellereille-le-Sec, à Blicquy, à Irchonwelz, à Chièvres, et à Bétissart même. Dans la description du quatrième arrière-fief, on parle du chemin « menant à la maladrie de Bétinssart ». Y avait-il une léproserie à Bétissart au début du XVIe siècle ?

1504 | Joachim Séjournet (1.1.4.6) se dessaisit de Bétissart, qui comprend huit arrières fiefs, au profit des Lhermitte [FOR1976].

Martin Lhermite épouse en premières noces Marie de Maulde. Le couple est prospère. « De ce mariage escheurent aux dits conjoints beaucoup de moyens, argent contant, héritages et autres … Ces biens, ils les rempléarent en la terre de Bettissart, laquelle depuis ils ont fort augmentée, faisant édifier la Rouge-Maison, hostellerie fort renommée [située à la croisée du chemin d’Ath à Condé et du chemin de Chièvres à Ligne, du côté du midi], joindant aussy une chapelle à l’honneur de madame Saincte-Anne.» [HAC1895]. Voici donc la première mention de la Rouge-Maison, appelée plus tard Rouge Ferme ou simplement ‘La Rouge’.

Une description, sommaire mais intéressante, de la seigneurie de Bétissart apparaît dans la généalogie des Lhermite en 1602. Un plan à vol d’oiseau daté de 1608 accompagne la description ci-après.

« Auquel lieu, il y a ung bon chasteau, partie assiz sur une motte et l’auttre partie bassicolée en eaue, entouré de huict tours à l’antique, avec doubles fossez d’eau d’ung costé, lieu plaisant et fort comme bien s’est monstré durant le temps de ces guerres civiles, y ayant le susdit seigneur moderne tenu sa résidence cependant que les Balles de Tournay, Audenarde, Ninove et Brusselles estoyent rebelles, non obstant les journaillières excursions, invasions, embusches et attentats desdyts ennemys, qui par plusieurs fois l’ont tasché non seulement de le surprendre, mais aussi de l’emporter par force, par l’espace de quatre ans, come assez il est notoire aux habitants d’alentour. »

« Ainsi donc, Bétissart résiste aux exactions de la soldatesque qui sévit dans nos régions à la fin du XVIème siècle. La guerre civile dont il question est probablement celle qui met aux prises les opposants et les tenants du régime espagnol », estime Daniël Leclercq [WIKIPEDIA].

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après 1600 | Bétissart vue de l’ouest
Adrien de Montigny pinxit (gouache)
(Album Charles de Croÿ, t. VIII, Comté de Hainaut, détail pl. 105)

Du XVIIe siècle également, une gouache d’Adrien de Montigny représente Bétissart vu de l’ouest. En dehors des maisons villageoises, on remarque sur cette gouache du XVIIe siècle une tour carrée surmontée d’un toit d’ardoise en pavillon, à l’arrière d’un bâtiment coiffé d’un toit en bâtière, dont un pignon émerge. Il ne peut s’agir d’une église ou d’une chapelle puisque Bétissart faisait partie de la paroisse Saint-Ursmer d’Ormeignies. Seraient-ce des bâtiments du château ? Le cavalier engagé sur le chemin d’Ath à Condé et Valenciennes, suivi d’un piéton en armes, se dirige vers le village et contourne par l’ouest le hameau et le château (…). Le plan de 1602 ne montre aucun sanctuaire et la disposition des chemins cadre bien avec les orientations du miniaturiste. Ce doit bien être un habitat sur motte [DUG&BER1989].

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fin XVIIe siècle | Châtellenie d’Ath
Arch. de la Ville d’Ath

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1771/1778 | Bétissart
Carte de Cabinet des Pays-Bas autrichiens levée à l’initiative du comte de Ferraris
Coll. Pro Civitate, Bruxelles, 1965, Pl. Chièvres

Ferraris montre peu de différence dans le plan du château. Cependant, on n’y voit plus les huit tours décrites en 1602 et visible sur le plan de 1608. Un bâtiment central, comme sur une île, est relié à la basse-cour par un petit pont.

Le bâtiment central a disparu au milieu du XIXème siècle. Il ne figure plus sur le plan Popp. Les fossés sont réduits à de grandes mares.

Aujourd’hui, la « ferme de Bétissart » se présente comme un ensemble de bâtiments en briques du début du XVIIIème siècle. La façade de la cour, millésimée 1704 par des ancres, est de style tournaisien simplifié. L’entrée est dominée par une haute porte charretière à encadrement de pierres surmonté d’une chaîne. A la clé, un écu porte la date 1720.

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1985 | Porche de la ferme de Bétissart © Eric de Séjournet
2002 | Ferme de Bétissart © Laetitia de Séjournet
2008 | Ferme de Bétissart © Daniël Leclercq [Wikipedia]

Malgré l’ajout récent d’annexes, cette ferme présente un intérêt architectural de toute première importance (1). La propriété compte 4,14 ha dont 71 ares d’étangs, un jardin de 20 ares et un verger de 2,66 ha. Aujourd’hui, les fossés ont été comblés, une annexe moderne remplace depuis une vingtaine d’années celle qui fut détruite par un incendie.


Notes

(1) Le Patrimoine monumental de la Belgique, Volume 13, P. Mardaga, s.l. [Liège], s.d. [1988], pp. 340-342)

Cantaraine à Mainvault

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après 1600 | Mainvault
Adrien de Montigny pinxit (gouache)
Album Charles de Croÿ, t. VIII, Comté de Hainaut, pl. 121

La seigneurie de Cantaraine (ou Canteraine) se trouvait à Mainvault, un village essentiellement agricole situé au nord-ouest d’Ath. Elle fait partie intégrante de l’histoire des Séjournet, car transmise de génération en génération, du XVème à la fin du XVIIIe siècle.

Sur le plan étymologique, cantaraine, canteraine ou cantraine(s) vient de l’ancien français ‘chanteraine’ (impératif latin ‘canta ranna !’ qui veut dire ‘chante, grenouille !’), et désigne les lieux marécageux où coassent les batraciens [JES2005].

Dès le milieu du XIIe siècle, une importante famille seigneuriale de Mainvault apparaît dans les textes et possédait de vastes domaines. Nicolas de Mainvault figurait parmi les seigneurs et chevaliers qui jurèrent de respecter la charte pénale de Hainaut de 1200. On peut suivre ses descendants jusqu’à la fin du XIIIe siècle. Par après la majeure partie du village faisait partie du fief de Lahamaide, relevant de la prairie de Silly, qui passa ensuite dans les biens des familles de Luxembourg-Fiennes et d’Egmont. Le reste de la localité se partageait entre de nombreux seigneurs ecclésiastiques (chapitres de Cambrai, de Leuze, abbayes de Saint-Ghislain, de Ghislenghien, de Saint-Martin de Tournai, Notre-Dame du Refuge d’Ath, Sainte-Gertrude de Nivelles) et laïques (de Canteraine ou de Séjournet, du Recq, de Thierry de Frasnes, de Havré, de Hoves, de la Ramonnerie). Six d’entre elles (de Lahamaide, de Séjournet, du chapitre de Cambrai, de Saint-Ghislain, de Notre-Dame du Refuge, de Saint-Martin de Tournai) reçurent des chartes-lois au XVe siècle [WAL-BRU1980, p. 920-921].

TABLEAU DES SEIGNEURS SUCCESSIFS DE CANTARAINE

1.6 | Estienne Séjournet

1.1.4 | Jacques Séjournet, tuteur de son neveu Jacquet (1.1.7.1), x Isabiel Saumon

1.1.7.1 | Jacques Séjournet, °août 1460, prêtre

1.1.4.6 | Joachim Séjournet x Jenne de Montigny

1.1.4.6.14 | François Séjournet x Marguerite Ghodin

1.1.4.6.14.6 | Jacques Sejournet x Isabeau Sallet

1.1.4.6.14.6.4 | Henri Séjournet x Jeanne de le Vielleuze

1.1.4.6.14.6.4.6 | Jacques Séjournet x Anne Maroquin

1.1.4.6.14.6.4.6.1 | Charles-François Séjournet, prêtre
1.1.4.6.14.6.4.6.9 | Jacques Séjournet x Elisabeth Ponthieu

1.1.4.6.14.6.4.6.9.2 | Jacques-Florent Séjournet, célibataire
1.1.4.6.14.6.4.6.9.3 | Louis-Philippe Séjournet x Marie-Anne de la Catoire

1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.1 | Alexandre Séjournet x Colette de Roisin

DATES CLEFS ET ÉVÉNEMENTS FAMILIAUX A CANTARAINE

1 août 1432 | Jehan Séjournet (1.1) est cité comme lieutenant-mayeur de la seigneurie de Cantaraine à Mainvault

1473-1474 | Jacques (1.1.4) figure au cartulaire en qualité de tuteur de son neveu Jacquet, comme tenant la terre et seigneurie de Cantaraine, gisant à Mainvault, avec justice, haute moyenne et basse, le revenu étant évalué à 25 livres [FOR1976].

24 septembre 1449, 19 octobre 1452 et 8 décembre 1456 | Estievenin ou Estienne Séjournet (1.6) possède une seigneurie à Mainvault. Selon Léo Verriest, cette seigneurie est probablement celle de Cantaraine, qui se retrouvera aux mains de son neveu Jacques Séjournet (1.1.4) [VER1943]. Estievenin l’a-t-il héritée de son père Jehan (1) ? Rien ne permet jusqu’à présent de l’affirmer [PAR1945].

1488-1502, 1506 | D’après le chevalier Parthon, sire Jacques Séjournet (1.1.7.1), prêtre et fils d’Estienne (1.1.7) possède, selon trois cartulaires de 1488-1502 et 1506, en la ville et terroir de Mainvault, un fief, appelé de Cantaraine, sur lequel, il a toute justice, haute, moyenne et basse, avec mayeur et sergeant, fief tenu de Mgr de Trazegnies, à cause de sa terre d’Irchonwelz. Jehan de Macquefort et son fils Pierre, sont baillis de la seigneurie de Cantaraine. Le 3 octobre 1506, le premier est cité comme sergeant avec Jehan du Quesne, pour arrêter, empêcher et calinger tous malfaiteurs et malfaiteuses de sa terre. Voici ce que dit le Fonds Ruzette : extrait des A. G. R. n° 1118. Registre des fiefs et arrière fiefs du Hainaut, châtellenie d’Ath : f° 215 – ‘sire Jacques Séjournet, prêtre, fils d’Etienne demeurant à Valenciennes, tient de la terre d’Irchonwelz deux fiefs : Le premier est ample et se comprend en deux bonniers de terre labourable, gisant au terroir dudit Irchonwelz emprès Bethissart, tenant aux terres de l’abbaye de Vi… et vaut quant blé y a, vingt sept rasières d’avoine à la… de mars – et rien à la jachère. Le second est lige, nommé le fief de Canteraine, gisant au jugement de Mainvault, se comprend en cens et rente d’argent, d’avoine et de chapons – et vaut XXXIII liv. t.’ [FOR1976, p.29]

12 mars 1490 | Barbe Séjournet (1.2.4), fille de Mahieu, fait une donation au profit du commun des pauvres de Mainvault. En effet, étant veuve de Pierre Ridoul, et assistée de sire Séjournet, prêtre, elle fait donation vis-à-vis de Pierart de Macquefosse, mayeur, et des échevins de la seigneurie de Cantaraine, d’une rente annuelle et perpétuelle de 50 livres tournois assise sur divers biens de cette seigneurie, due par Guillaume de le Viesleuze, à cause de Gilles Le Grant, sa femme, au profit de l’église Saint-Julien d’Ath, à charge de chanter chaque année, « trois obits sollennels à trois cierges », ainsi qu’une messe à chanter dans la première semaine de mai pour le salut de feux Jean et Julien, ses frères. Ces messes doivent être annoncées le dimanche précédent et suivies d’une distribution de 12 pains blancs pour 20 sols tournois. Par ce même acte, elle fait une donation au profit du commun des pauvres de ‘Mainvaut’, à charge de chanter deux obits perpétuels pour le repos de ses frères et de Pierre Ridoul [FOR1976, p.23].

1er avril 1524 | François Séjournet (1.1.4.6.14) reçoit de son père Joachim la seigneurie de Cantaraine, et en fait le relief le même jour.

23 avril 1524 | Contrat de mariage passé à Ath de François Séjournet (1.1.4.6.14) avec Marguerite Ghodin; il apporte notamment le fief ample de Cantaraine [FOR1976, p.56].

5 avril 1597 | Jacques Séjournet (1.1.4.6.14.6), homme de fief du Hainaut et seigneur de Cantaraine et du Quesnoit, fait à Ath, avec sa femme son avis.

21 septembre 1639 | Henri Séjournet (1.1.4.6.14.6.4), escuier et seigneur de Cantaraine et du Quesnoit, est inhumé aux Récollets à Ath, sous une pierre tumulaire ornée de ses armoiries, et portant cette épitaphe : « Cy gist Monsieur Henry Sejournet, escuier, Seigneur de Cantaraine, syndic de ce couvent, mort, le 21 septembre 1639. R. I. P. »

7 avril 1640 | Qualifié écuyer, Jacques Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6) fait le relief de Cantaraine.

29 novembre 1649 | Dans un chirographe athois, on apprend que « le sieur Jacques Séjournet, écuyer, seigneur de Cantaraine, demeurant présentement à Beloeil, et son épouse Anne Marokin, dont enfants, achètent pour deux mille deux cent livres, six journels de terre en deux parties, qu’occupait ci devant à bail, le sieur Henry Séjournet son père, tenant au bois de Wilhouz, et un demi bonnier de terre tenant au chemin d’Ath à Maffle ».

6 janvier 1685 | Selon le chevalier Parthon de Von, les enfants d’Anne Maroquin partagent par acte, les biens de leurs parents. Dans ce partage, l’aîné Charles (1.1.4.6.14.6.4.6.1), prêtre, reçoit la seigneurie de Cantaraine et Jacques (1.1.4.6.14.6.4.6.9) , celle du Quesnoit.

17 juin 1730 | Jacques Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9) devient seigneur de Cantaraine après le décès de son frère aîné Charles-François. Suivant son épitaphe, qui mentionne aussi deux de ses enfants, il est dit également seigneur de Gages : « Cy devant est inhumé le corps de Jacques Séjournet escuyer seigneur de Cantaraine, Quesnoit, Gages et autres lieux, mort le 17 juin 1730, et de dame Elisabeth Ponthieu, son épouse, terminée le 22 de septembre 1723 ».

18 septembre 1759 | Décès de Jacques Florent Joseph, escuyer, seigneur de Cantaraine etc., mort en célibat.

19 septembre 1774 | Décès de Louis-Philippe Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3), seigneur de Cantaraine après son frère aîné.

La seigneurie de Cantaraine resta jusqu’à la fin de l’ancien régime aux mains des Séjournet [VER1943], notamment d’Alexandre Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.1)[GOR1933].


Sources

JES2005 | JESPERS Jean-Jacques, Dictionnaire des noms de lieux en Wallonie et à Bruxelles, Lannoo Uitgeverij, 2005, p. 180
VER1943 | VERRIEST Léo, Un ‘Livre de Raison’ des Séjournet, notable lignée féodale du Pays d’Ath, Annales du Cercle archéologique du canton de Soignies, tome IX, 1943, p.34
GOR1933 | GORLIA Joseph, Histoire de Rameignies, Fontaine-l’Evêque 1933, p. 45

Le Quesnoy à Blicquy

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1890/1910 | Le Quesnoy à Blicquy
coll. Eric de Séjournet

Blicquy se trouve à l’ouest de Chièvres. En 1833, elle était « bornée au Nord par les communes de Chapelle-à-Oie, Chapelle-à-Wattinnes et Ligne; à l’Est par celles de Moulbaix et Ormeignies; au Sud par le territoire d’Aubechies, et à l’Ouest par ceux de Tourpes et Chapelle-à-Oie. Cette commune comptait quatre hameaux : Andricourt, Martimont, Le Quesnoy (1), et Petit-Autreppe » (2).

Sept générations ‘Séjournet’ se sont succédé au Quesnoy à Blicquy, entre le XVe et le XVIIIe siècle.

DATES CLEFS ET ÉVÉNEMENTS FAMILIAUX A BLICQUY

1483 | Joachim Séjournet (1.1.4.6) possède à Blicquy l’important fief lige du Quesnoit, d’un rapport annuel estimé à 60 livres

29 août 1519 | Par l’acte d’avis de ses père et mère, François Séjournet (1.1.4.6.14) reçoit le fief du Quesnoy à Blicquy, y compris trente bonniers, neuf journels et vingt cinqs verges, y tenant.

25 février 1640 | Jacques Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6) fait le relief de sa seigneurie du Quesnoit

29 mai 1661 | Jacques Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9) naît à Blicquy

7 septembre 1676 | Anne Maroquin décède et est inhumée à Blicquy à côté de son mari

4 juin 1682 | Jacques Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6) décède à Blicquy (dans la maison du Quesnoit), inhumé à Blicquy.

28 octobre 1701 | Marie-Catherine Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.5) naît « dans la maison du Quesnoy, sur les onze heures et demie du matin, y baptisée le lendemain »

17 juin 1730 | Jacques Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9), seigneur du Quesnoit, décède et est inhumé à Blicquy

25 octobre 1748 | Alexandre-Louis Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.1) naît au château Le Quesnoy, bp à Blicquy

18 septembre 1749 | Constance Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.2) naît au château Le Quesnoy, bp à Blicquy

3 août 1751 | Julien Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.3) naît au château Le Quesnoy, bp à Blicquy

3 septembre 1752 | Charles-Ferdinand Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.4) naît au château Le Quesnoy, bp à Blicquy

1753 | Antoine Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.5) naît au château Le Quesnoy, bp à Blicquy

1 mars 1759 | Jean-Baptiste Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3.6) naît au château Le Quesnoy, bp à Blicquy

18 septembre 1759 | Louis-Philippe Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3) devient seigneur du Quesnoit

7 février 1773 | Décès de Marie-Anne de la Catoire

19 septembre 1774 | Louis-Philippe Séjournet (1.1.4.6.14.6.4.6.9.3) décède et est inhumé près de son épouse dans l’église de Blicquy

21 novembre 1791 | Second mariage d’Alexandre-Louis Séjournet avec Colette de Roisin

1794 | Blicquy compte 700 habitants


Notes

(1) Quenoy = chênaie, plantation de chênes
(2) VANDER MAELEN Philippe, Dictionnaire géographique de la Province de Hainaut, Bruxelles 1833<