IV Joachim Séjournet

de montigny,de ligne,gervaix,flocquière1.1.4.6 | Joachim Séjournet, ° Bétissart, bp Ormeignies 8 octobre 1452, † Ath 24 mai 1527, et enterré en l’église Saint-Julien. Qualifié seigneur de Bétissart le 30 janvier 1483 – avant donc que mourût son père – puis le 29 janvier 1487 (→ tome 2 | Fonds documentaire | Bétissart à Ormeignies). Il posséda à Ath et environs pas mal de biens divers, tant censives que fiefs. En 1483, il acquiert sur le terroir du Comte au Vieux Ath, un demi journal d’aunaie, près du bois dénommé « la haye Brégier », et il posséda à Maffles, un fief direct du Comté, consistant en cinq journels trente et une verge de terre, et à Blicquy l’important fief lige du Quesnoit, d’un rapport annuel estimé à 60 livres. Le 17 janvier 1490, il fit, avec ses deux soeurs survivantes, devant les échevins de Valenciennes un partage des biens que possédèrent leurs parents dans la prévôté de Valenciennes. C’est ainsi, qu’il possédait des biens à Wannaing, à Quarouble (commune actuellement en France à sept kilomètres de Valenciennes), et le fief ample de Beaufort. Ce dernier fief était situé à Mastaing lez Bouchain, à dix kilomètres de Valenciennes.

de montigny,de ligne,gervaix,flocquièreIl eut son sceau d’homme de fief : on y voit l’écu aux 3 anilles de moulin, avec casque couronné, cimier à la tête d’aigle entre vol, et la légende: SEEL JOACHIM SEJOURNET. Il dut être seigneur de Cantaraine, car le 1 avril 1524, il donna cette seigneurie à son fils François.

En 1502, lorsque fut établi un nouveau cartulaire des fiefs du Hainaut, qui donna le dénombrement de Bétissart, il y déclara de tenir de Guillaume de Croy, chevalier, seigneur de Chièvres : « Ung fief liege, nommé la terre et seigneurie de Bétissart, se comprendant en une maison, motte, édifice, grange, estable, bassecourt, encloze, de fosséz, en cens, en rentes d’argent, d’avoine, de chappons, en dépouilles … de bled, en terres ahanables, préz, bos, yauwes, pastures, gardin, en droits de terraiges courant sur plusieurs héritages en droit de meilleur catel, et en toutte justice et seigneurie haulte, moyenne et basse ». En 1504, il se dessaisit de Bétissart, qui comprenait huit arrières fiefs, au profit des Lhermitte (→ tome 2 | Fonds documentaire | Bétissart à Ormeignies)(1).

Joachim Séjournet fut également échevin d’Ath, du Vieux-Ath et de Brantignies. Il est le premier co-auteur du manuscript du ‘Livre de raison’,

x Ath 12 novembre 1477 Jenne de Montigny (→ tome 4 | Ancêtreclopédie 16385),† Ath 14 décembre 1521, inh. en l’église Saint-Julien auprès de Fastré, son père, et d’Isabeau ‘bastarde’ (ce mot a été biffé) de Ligne. Armes : burelé d’argent et d’azur de douze pièces. D’après une lettre du comte du Chastel, archives de la famille Séjournet, il s’agit ici de la famille des seigneurs de Montigny Saint-Christophe. La terre de leur nom, passa aux de Lalaing. Elle eut seize enfants, tous nés à Ath, sauf les troisième, quatrième et cinquième, nés à « Bettinsart », tous cités dans le Livre de raison avec leur parrains et parraines, dont François, qui suit V. Neuf de ses enfants moururent en bas âge : un à dix ans, un à onze ans, les sept autres à moins de deux ans et demi. « Constatation effarante », dit Léo Verriest, « et il en fut de même pour le père et le grand-père de Joachim, alors qu’il s’agit de familles ayant vécu dans l’aisance » !

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1608 | topographie et plan du château de Bétissart

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