V Jehan Séjournet

1.4.1.1.1 | Jehan Séjournet. Le Livre de raison le mentionne, avec le nom de son épouse Damoiselle Claudine de Thézin, sans plus, et leurs six fils et deux filles. Extrait du chirographe athois du 31 janvier 1538 [RUZ] : « Jehan de Thezin, fils feu Jehan demeurant à Fosses, époux de damoiselle Marguerite de Wauchelle, au contrat de mariage d’entre sa fille, damoiselle Claudine de Thezin et Jehan Séjournet, a donné jouissance et parchon à sa dite fille :

a) quatre bonniers de terre à Maubreucq, sur le camp du bois de Ligne, tenant au chemin de Frasne et à la partie séquente; 
b) trois journels de terre à Renelmont, tenant au Rond bois de Ligne ; 
c) six journels de terre à Rouge bruecque, tenant au pré Jehan de Thézin; 
d) un journel de terre, tenant au courtil Brise moustier; 
e) trois journels de pré dits « le pasture es masures » et passé le rieu parmi, tenant à la ruelle qui mène de Maubreucq au Quesnoit; 
f) un demi bonnier de pré lelong dudit rieu, tenant aux six journels de terre ci dessus déclaré; 
g) un journel de pré, tenant à la ruelle Boursette; 
h) deux maisons et jardin, contigües, face à l’église des Frères Mineurs, tenant à Jehan de Thezin, dont il a fait deux demeures, ayant par derrière issue sur le rue contre la rivière ».

Le dit Jehan de Thezin possède des héritages à Blicquy, et a une autre fille appelée Marghotine de Thézin.

D’après un chirographe athois du 23 août 1549, Jehan Séjournet était veuf. En effet, cet acte dit qu’Anthoine de Maulde, demeurant à Ath, achète cent sous de rente viagère, aux vies de Jennette et Marguerite Séjournet, fille de Jehan, qu’il a de feue demoiselle Claudine de Thézin, qui fut sa femme [RUZ].

1.4.1.1.1.1 | Arnou Séjournet, ‘mort enfant’ [SEJ1477].

1.4.1.1.1.2 | Arnou Séjournet, religieux à l’abbaye de SaintAmand [SEJ1477].

1.4.1.1.1.3 | Martin Séjournet, qui suit VI.

1.4.1.1.1.4 | Gérard Séjournet. Mort à l’âge de douze ans.

1.4.1.1.1.5 | François Séjournet. Il fut docteur en médecine (le docteur en médecine ne dérogeait pas. Voir à ce sujet La législation héraldique de Belgique, par Arendt et Derrider, page 402), et habitait en 1579, à Arcques. D’après un embref du 27 mai 1581, aux archives d’Ath, étant toujours célibataire, avec son frère Antoine marchand demeurant à Ath, époux de Barbe de Nivelle, dont enfants, ils vendent chacun un tiers d’une maison en deux demeures, avec jardin, venant de leur patrimoine, maison sise devant les Cordeliers à Ath.

François s’allia par mariage avec Damoiselle Jeanne le Ghay, fille de Julien et de Damoiselle Anthonette (Antoinette) de le Court [SEJ1477/1731]. Il est toujours mentionné comme docteur en médecine, le 9 juillet 1599. De leur mariage, provinrent cinq enfants, dont un seul, François, est cité par le Livre de raison. Les voici tous, selon leurs actes de baptême, en l’église Saint-Julien à Ath. D’après le chevalier Parthon les « le Ghay » devaient appartenir à la famille lilloise qui portait d’argent à trois membres de geais de sable.

1.4.1.1.1.5.1 | Claudine Séjournet, bp 26 février 1583 (susc. Pierre le Ghay et demoiselle Françoise Rusette). Elle épousa Jean Charlet, fils de Jacques et d’Anne du Bois.

1.4.1.1.1.5.2 | Antonia ou Antoinette Séjournet (> Descendance féminine),  bp 31 juillet 1585 (susc. Jean du Mont et Barbe de Nivelle). Elle épousa le 21 juillet 1611, Zacharie Scocquart, écuyer, natif d’Enghien, fils de Jean, seigneur de Montigny sous Lembecq, vers 1585, mort à Enghien, et d’Anne Colins, décédée dans la même ville, le 7 mars 1633. Suite à ce mariage, Zacharie s’établit à Ath, et devint échevin de la ville. Il décéda à Ath, le 14 février 1646.

1.4.1.1.1.5.3 | Catherine Séjournet, bp 13 mai 1588 (susc. Jacques Farinart et Catherine le Mayre, dame de Moulbaye.

1.4.1.1.1.5.4 | Jehanne Séjournet, bp 19 septembre 1594 (susc. Nicolas Benoit et Christine du Mont)

1.4.1.1.1.5.5 | François Séjournet, bp 12 février 1597 (susc. Julien le Ghay et Françoise de Glarges)

1.4.1.1.1.6 | Anthoine Séjournet. Il épousa, selon le Livre de raison, Demoiselle Barbe de Nivelle, native de Bruxelles.

Selon un chirographe athois du 29 octobre 1571, Antoine Séjournet demeurant à Bruxelles, époux de demoiselle Barbe de Nivelle, vend à Martin Séjournet son frère, bourgeois demeurant à Ath, époux de Demoiselle Franchoise Rusette, dont enfants, douze livres six sous de rente héritière, lui venant de son patrimoine pour son droit… suivant testament de son feu père, mort durant sa minorité depuis plusieurs années.

Neuf ans plus tard, dans un chirographe athois du 8 novembre 1580, il est dit marchand et demeurant à Ath, époux de Barbe de Nivelle. Dans cet acte, il vend, venant de son patrimoine pour quatre cents livres, une rente héritable nouvelle, chargée sur sa maison et jardin contenant un demi-bonnier, gisant à David, tenant au chemin d’Ath à Lessives et par derrière à l’héritage de la Haute Croix, appartenant à l’abbaye d’Ath.

Il devait être décédé avant le mois de novembre 1598.

En effet, selon une procuration passée devant un notaire d’Anvers, en novembre 1598, il est dit qu’Anthonis Séjourné avait épousé jonckvrouwe Barbara de Nivella, fille de Daniel et de Marie van Winghe fille de Pieter van Winghe et de Jonckvrouwe Arma Van Doorne.

Dans l’acte, Barbara de Nivella avec son fils François Séjourné, transportent leur part de biens dans des terres sises à Sint Martin Lennick op d’Overvelt [RUZ] et [fo 995, verbo G. S. Lennick, no 4681].

Ils ne laissèrent qu’un seul fils.

1.4.1.1.1.6.1 | François Séjournet. « François Séjournet, pour le présent Maistre d’Hotel de la Maison de Monseigneur le Marquis de Roubaix, Prince d’Ambize et du Saint Empire, baron d’Antoing, etc. lequel dit François fut allié par mariage avec Damoiselle Léonore Meurant, native de Bruxelles, décédée… de laquelle, luy sont demeurez trois enffans, Charles, Françoise et Maximilienne Séjournet. » [SEJ1477/1731]. « Le dit François est décédé à Antoing, le 16 janvier 1621. » Ici finit le livre de raison, en ce qui concerne cette branche de la famille Séjournet.

D’après le chevalier Parthon, Françoise était mariée le 5 août 1622, à Gaspard Le Josne « archier de la Sérénissime Infante ». A cette date, ils constituèrent comme mambour particulier pour leurs enfants mineurs Jean Dammeryn. Le baron Edgard Forgeur écrit ignorer le destin de Charles et de Maximilienne.

1.4.1.1.1.7 | Jehanne (Jenne) Séjournet. Le livre de raison, dit : « Jenne fut femme à Thomas Farinart, desquels est venu Jacques Farinart, pour le présent allié avec Damoiselle Catherine de le Sille, quy ont pour enfans : Jacques, Michelle, Philippes, Maximilien Farinart, et plusieurs autres morts jeunes ou sans génération.

Thomas et son épouse sont cités dans plusieurs chirographes athois, qui nous renseignent sur les biens que possédaient ces époux, et qui nous disent qu’étant veuf, il se remaria, sans toutefois nous dire le nom de sa seconde épouse.

Au point de vue de ses biens, du vivant de son épouse, Thomas Farinart est mentionné dans un intéressant chirographe athois du 2 mars 1557. Il y est dit demeurant en la maison et censé de la Croix, au jugement d’Ath. Il vend pour mille six cents livres à Pierre Farinard son frère, demeurant à Chièvres, une rente héritière nou velle de cent livres, sur la dite maison et censé de la Croix, prés et pâtures, contenant six journels, gisant au dehors des faubourgs de Brantignies, emprès la Maladrie de la Ville, tenant au chemin allant à Liessies (venant de son patrimoine à elle), tenant aussi à d’autres terres de sa dite femme en indivis à l’encontre de ses frères, tenant au Wareschaix de la fontaine à David et à la rivière. Mambour Gérôme Causin [RUZ].

Il vend encore, le 4 février 1558, un demi-bonnier de terre assez près le Trieu Périlleux, tenant au chemin allant à Liessies (venant de son patrimoine à elle) [RUZ].

Par contre, le 28 février 1563, étant toujours l’époux de Jehanne Séjournet, il achète une maison, édifice, jardin et entrepresure à David, proche la fontaine dudit lieu, tenant à lui même de deux côtés, (en action de sa dite femme), chargée de cinquante sous de rente due à la chapelle Saint-Jacques à Ath. Mambour Charles Bidault.

Son épouse devait être décédée, un peu avant le 9 février 1564, date où Thomas comparaît, à cause de la génération lui demeurée de feue Damoiselle Jehanne Séjournet.

Il comparaît encore, au sujet des biens de ses enfants, dans un acte du 11 janvier 1565, et dans celui du 16 octobre 1566, où Thomas Farinart est dit demeurant pour le présent à Maulde en Hainaut [RUZ].

1.4.1.1.1.8 | Marguerite Séjournet, x Ancelet Platteau, natif d’Antoing, décédé sans laisser génération [SEJ1477/1731]. Toutefois, selon un chirographe athois du 7 juillet 1556, Anselme Platteau, demeurant à Ath, époux de Damoiselle Marguerite Séjournet, dont enfant : vend, pour cinquante sept livres dix sous de rente héritière nouvelle sur les biens ci dessous, venant du patrimoine de sa femme (qui a des frères et soeurs)

a) un demi bonnier de terre au Maulbreucque, sur le camp du bois de Ligne, tenant au chemin qui mène à Frasne; 
b) trois journels de terre à Renelmont, tenant au Rond bois de Ligne; 
c) six journels de terre où l’on dit à Rougebroeucq; 
d) un journel de terre tenant au courtil Brisemoustier; 
e) trois journels de pré, que l’on dit la pature As Masure, et passé le rieu … ; 
f) un demi bonnier de pré du long ledit rien, tenant aux journels de terre ci-dessus.

Et, selon un autre chirographe athois du 8 octobre 1557, il est dit : Anselme Platteau demeurant à Ath, époux de Damoiselle Marguerite Séjournet, « dont il n’a nul enfant, ni autre hoir en ligne directe, vend (de son patrimoine), six livres cinq sous de rente héritière sur …

Le baron Edgard Forgeur en conclut, que pour interpréter ces deux actes apparemment contradictoires, Anselme et Marguerite, avaient un enfant, qui est décédé entre le 7 juillet 1556, et le 8 octobre 1557 – ce qui donne raison au Livre … de raison.