VI Martin Séjournet

1.4.1.1.1.3 | Martin Séjournet. Martin fut aussi, comme beaucoup de membres de sa famille, un homme important à Ath. Lui et son épouse sont mentionnés dans de nombreux actes. En ce qui le concerne, il est presque chaque fois cité comme bourgeois demeurant à Ath, fils de Jehan.

Il est d’abord homme de fiefs de Hainaut [RUZ] :

1) Selon le cartulaire des fiefs et arrières fiefs tenus du comte de Hainaut, anno 1564

a) sub le n° 1122, il tient comme feudataire du comte de Hainaut un fief ample, gisant à Bouvegnies, tenant à Julien Bidault, à Jehan de le Court etc… 
b) sub no 1564 il tient toujours comme feudataire du comte de Hainaut, un fief ample, à lui échu par son père, appellé « Le Court », tenant aux murailles de la ville d’Ath et aux fossés du château.

2) Les 25 mars et 27 juillet de 1576, il est voisin de biens à Scamp. 
3) Selon un chirographe athois du 15 novembre 1577, il est encore voisin de biens, en la rue des Frères Mineurs. 
4) Selon un autre chirographe du 22 juin 1579, il possède en indivis, avec Maître Franchois Séjournet son frère, la veuve et les hoirs de Julien le Waitte, et Jacques Farinart, un demi bonnier de pré et pâture gisant à … 
5) D’après Monsieur Gonzalès Descamps, il posséda la censé du Haut Castillon avec vingt deux bonniers. Cela doit être exact, car ce bien appartenait à son arrière grand-père, Arnoulet Séjournet [FOR1976, p86].

Il fut échevin d’Ath. Il est dit comme tel, le 4 janvier 1561, le 10 avril 1563, le 12 janvier 1571 (au dos d’un acte du 22 décembre 1564), le 2 décembre 1572 (au dos d’un acte du 16 septembre 1553) et le 11 mai 1574.

1574 Martin.jpg1571 Martin.jpgLe 4 mars 1571, il scella un acte sur lequel on distingue bien sur le fragment de sceau les trois anilles ; l’écu brisé d’une bordure en signe de cadet. Sans heaume ni autres ornements [FOR1976, p. 10, sceau 8]. Sur un acte de l’hôpital de la Madeleine daté du 25 avril 1574, on découvre mieux les trois anilles, le heaume est posé de profil, non couronné, avec lambrequins. L’écu ressort en relief, grâce à la bordure en signe de cadet. Légende : S. Martin Séjournet. [FOR1976, p. 10, sceau 9]

Il fut receveur des assennes de la Ville [Comptes du Massard de la Ville d’Ath, f- XVI, anno 1574-1575].

Il fut procureur, puis gouverneur de l’hôpital de la Madeleine à Ath, où il est mentionné dans de nombreux actes, notamment celui du 21 juin 1577, qui dit : « Martin Séjournet, bourgeois d’Ath, procureur de l’Hôpital de la Madeleine, comme par les dits eschevins, suffisamment établi comme gouverneur dudit hopital. » Il fut aussi, l’amunitionnaire de la ville. En effet, dans les comptes du Massard d’Ath, 1572-1573, f° XLIII, on lit : « Relevé des dépenses faites pour le service militaire de la place d’Ath, « ab esté payét par moy Martin Séjournet, en achat de C. muid de blés, et, ce à divers prix et à diverses personnes pour l’amunition et provision de la Ville ». Martin, avait évidemment son sceau, aux trois anilles, dont ceux de 1570 et 1571. Son sceau est appendu aux actes des 24 juin 1572-12 janvier 1573, 25 avril 1574, à des actes concernant l’hôpital de la Madeleine. L’on a aussi retrouvé certains sceaux, plus ou moins abîmés. Il fut allié à Demoiselle Françoise Rusette, fille aînée de Jean, député de la Ville d’Ath aux Etats du Hainaut, et, en 1574, député des Etats de Hainaut, aux Etats Généraux, et de Damoiselle Jehanne de Glarges.

Martin est décédé un peu avant le 15 avril 1578, date d’un acte où son épouse est dite veuve. Les comptes de l’église Saint-Julien à Ath, anno 1577-1578, le citent pour pal et ornements, et pour sa sépulture en la dite église. Quant à son épouse, dont la date du décès n’est connue, elle habitait Ath, et elle est encore citée comme veuve de Martin Séjournet, dans un chirographe du 14 décembre 1588, où, elle met « hors son pain », sa fille Demoiselle Jeanne Séjournet, âgée de 21 ans [RUZ]. Ils n’eurent qu’une seule fille.

1.4.1.1.1.3.1 | Jeanne Séjournet (→ tome 3 | Descendance féminine), « fut mariée à Nicolas Benoit, quy ont heu pour fille unicque Dame Elaine Benoit, présentement espeuze à Monsr d’Aury (lisez d’Avry), chevalier, desquels descendirent … » [SEJ1477/1731].

D’après l’ANB1852, p173, verbo Kethulle, Hélène Benoît fut l’épouse de Philippe de la Kethulle, seigneur d’Haverie, d’Eversteyn, de Loueuses, de Hammes, etc. Hélène Benoît était dame de Hels, du Haut Châtillon, du Croquet, de la Motte, etc. D’après le chevalier Parthon, ils furent inhumés en la chapelle de Saint-Landoulde dans l’église de Saint-Bavon à Gand, sous un tableau représentant la descente de la Croix, peint par A. Janssens, joint à un blason avec les 4 quartiers suivants : Kethulle-Loueuses-Benoit-Séjourné. Le même ajoute, qu’outre toutes ces seigneuries, Philippe de la Kethulle, écuyer, était bourgeois d’Ath et bourgmestre de cette ville en 1631, et qu’il mourut, le 30 novembre 1663.

D’après le chevalier Parthon, Nicolas Benoit était fils de Laurent et de N… Le Flameng, et les Benoit portaient : d’argent à la fasce de sable accompagnée en chef de quatre feuilles et en pointe d’une merlette, le tout de sable.